Tu rates tout. Même tes échecs.

Tu rates tout. Même tes échecs.

Je ne dors presque plus. Je comate à moitié quand je mange. Je bois un litre de café par jour. Je suis prise de fous rire dans les supermarchés. Et je fais languir mon cerveau dans les lieux les plus délabrés que je trouve.
Je suis pourtant très productive. Traîner ma carcasse dans l'obscurité ne m'empêche pas de travailler. C'est la première fois de ma fois que je m'épuise par plaisir. Je m'use. Et c'est d'une violence... jubilatoire.
Un moucheron vient de mourir sous la touche espace de mon clavier. Je suis ravie.
Je viens de finir mon dernier café. J'ai des cernes abominables. J'ai l'impression d'être face à un fantôme quand je me regarde dans la glace. Et j'aime ce reflet fatigué de moi. Je vais pousser encore. Peut-être que si je me fatigue assez j'arriverai enfin à pleurer. De nerfs. Pleurer. ça me manque terriblement. J'ai l'impression de ne plus rien éprouver. Je me fous de tout ce qui devrait m'atteindre. La seule chose qui compte maintenant c'est d'aller toucher le fond. Mon bonheur n'est pas dans la lumière ni dans la simplicité. Il est en bas. Il flotte dans les égoûts de mes délires les plus morbides. Plus je dégouline, plus je sens que je me rapproche de cette ataraxie malsaine. Je ne m'arrêterai pas à temps cette fois.

Haha, c'est beau, j'ai l'impression d'être allée chez un psychiatre.

# Posté le samedi 21 novembre 2009 12:32

Bitter Sweet Symphony

C'est ici que je survis.

Je ne supporte plus les filles. Je ne peux plus les voir en peinture. Surtout les névropathes paranoïaques, trop belles, trop bonnes, trop connes, bloquées dans leur univers socio-carcéral, et dans leurs joints pleins de moisissure. Non, je ne peux plus les entendre respirer, ni les voir sourire, ni les voir me haïr, ni les voir chuchoter et torturer toutes ces hormones masculines. Je voudrais qu'elles meurent. Qu'elles meurent dans leur vomi et leur glaire, dans les sanglots qu'elles émettent au creux de leurs draps le soir, dans leur pisse, dans leurs déchets. Je voudrais qu'elles périssent.
Qu'elles y périssent. Et que leurs fantômes viennent me hanter.

Je voudrais aussi qu'on arrête cette phase d'autisme désespéré. J'aimerais ne plus passer pour une toile. Une toile d'araignée. J'aimerais qu'on arrête toutes les horloges. J'aimerais bien que P. revienne. J'aimerais bien que V. disparaisse. et J'aimerais que P.V sache que j'ai de gros problèmes et que tout ça est très risqué.
J'aimerais j'aimerais j'aimerais ne rien avoir à souhaiter.
Je pourrais enfin prendre ma revanche sur cette fenêtre.


# Posté le lundi 09 novembre 2009 16:12

Modifié le lundi 09 novembre 2009 16:28

P ou V. Ou P.V

P ou V. Ou P.V

Hier soir, c'était samedi soir. Il n'y a pas eu de saturday night live me concernant. J'ai décidé de rester chez moi, et ne pas aller dans cette villa. Julie et moi manquions à l'appel. J'ai innové. Je me suis couchée à 21h40. J'avais rendez vous avec moi-même. J'ai cogité dans mon sommeil. Et c'était surprenant. J'ai encore discuté avec le Chat du chester. J'ai été enlevé par une armée de hâches. Et j'ai été appelée par mon serial killer, qui a trouvé plus poli de me prévenir de la mort que j'allais subir l'heure d'après. Son numéro était simple. 06 06 06 06 06. J'ai trouvé ça honnête de sa part. "Marie, j'arrive chez toi avec ma hâche dans une petite heure. ça sert à rien de prendre une douche, les pompes funèbres se chargeront de ta toilette complète et du maquillage." Il était plutôt cool comme personnal killer. Bref, je ne suis pas sortie, je n'ai pas bu, et pourtant j'ai passé la nuit la plus étonnante de toute ma vie.

# Posté le dimanche 01 novembre 2009 08:28

les déchets.

les déchets.


J'ai commencé l'ESRA la semaine dernière.
J'ai rencontré des gens étranges, des gens avec qui je me sens presque banale. C'est reposant, j'ai envie de dire. S'envoler, au sens psychologique, avec d'autres soi ; se retrouver plongé dans un univers parallèle avec d'autres humains, c'est merveilleux. Une sorte de thérapie de groupe. Faudra juste qu'on pense à redescendre. Ou pas.

Le poison. Notre poison. à tous et à toutes. Il est là, et il devient enfin productif.

J'ai envie de dire plein de choses. Mais je dois arrêter d'échapper à l'éthique ici.
Je ne veux plus qu'on vienne souiller ma vie en travestissant mes mots par des actions fictives.
Les mots ne seront jamais que des mots.
Et je ne veux plus rester dans l'inaction. Ni dans la fiction du personnage lianamerwize.

# Posté le lundi 26 octobre 2009 13:50

"I'm so glad to date such a smart and hot girl like you" "yeah, you're hot too."

Time goes back, SO slowly.
mercredi soir, c'était l'anniversaire de Caro. Si je me souvenais de la soirée, je dirais probablement que c'était trop bien. "mademoiselle, nous allons devoir vous fouiller." "ah non, vous êtes la police de Monaco, je ne vous connais pas." "vous avez pris de la drogue ?" "JE NE VOUS CONNAIS PAS J'AI DIT !" voilà une des seules choses dont je me souvienne. Mathilde et moi, perdues dans un parking en train de hurler "JEREMYYYYYYY !!!!". Caro qui s'effondre par terre, Des bouteilles trop vides. "Je ne vous connais pas, mais vous allez devoir embrasser ce jeune homme pour que je prenne une photo. Je fais de l'art. ça s'appellera : le bouche à bouche. Vous avez pas une cigarette ?". Danser, s'effondrer, hurler, rire, rire, rire. "Marie, jt'en supplie arrête de te cacher, ils sont en train de me hurler dessus !".
"Caro, mets trois doigts et fais sortir la vodka."
"JE VEUX TROIS VODKA RED BULL !"
"SALE CON, tu veux pas baiser ?"
"attendez jreviens, jvais juste acheter une bouteille de champagne." "putain, le champagne c'est dégueulasse. pourquoi t'as pas pris de la vodka ???!!!"
"Viens, on compte jusqu'à trois et on pisse. Après tout, on est quand même pas loin d'une station service."

ça ne s'arrêtera jamais je crois.

"I'm so glad to date such a smart and hot girl like you" "yeah, you're hot too."

# Posté le vendredi 02 octobre 2009 07:15

Modifié le samedi 03 octobre 2009 17:38